Egypte
Traversée en ferry pour le Soudan
25 / May / 2010
A Aswan, nous faisons la connaissance de quatre Hollandais (Tom, Bram, Michel et Dirk) qui font le même voyage que nous jusqu'en Afrique du Sud, mais en un temps bien plus réduit. Nous allons ensemble au bureau de vente de billets pour le ferry, puis faisons le tour des administrations pour arranger les papiers nécessaires au départ. Dimanche matin, on se rend au port pour rencontrer Baraka qui nous accompagne dans les différentes démarches à suivre afin d'embarquer nos véhicules sur la barge. Juste avant l'embarquement, on jette un coup d'œil au pont pour y trouver des clous de 15cm de long un peu partout ! Un rapide ménage s'impose avant de monter nos 4x4 sur le pont avec précaution. Laisser nos véhicules semble étrange tout à coup mais le capitaine soudanais nous promet de les surveiller et d'arriver à Wadi Halfa aussitôt que possible, peut-être même le jour de notre arrivée en ferry. Une fois de retour en ville, on profite une dernière fois de la piscine de l'hôtel, puis on fait quelques courses avant de dire au revoir à l'Egypte.
Lundi matin, on saute dans un taxi pour rejoindre Baraka à nouveau au port d'Aswan et passer les services d'immigration. Il nous a conseillé la veille de prendre place sous le canot de sauvetage sur le pont, emplacement ombragé la plupart de la journée. Il avait bien raison, c'est un parfait emplacement pour contempler huit heures durant le chargement du ferry qui finira par quitter le port peu avant 19h ! De nombreux passagers soudanais ramène d'Egypte du matériel électrique, en particulier des équipements ménagers. Tout au long de cette journée, on voit à peu près de tout se charger sur le ferry : frigidaires, meubles, vaisselle, etc. La nuit qui s'ensuit sur le pont est rude : froide et longue, sans aucun confort si ce n'est un fin matelas de camping gentiment prêté par Bram pour amortir un peu le sol métallique. Merci encore Bram !
Au réveil vers 5h30, une cinquantaine de Musulmans font leur prière du matin sur le pont au milieu des bagages et de gens encore endormis, peu avant de longer le site grandiose d'Abu Simbel sur les berges du lac Nasser.
Nous arrivons enfin à Wadi Halfa en milieu de journée après 25 heures passées sur le pont, inutile de dire que se dégourdir les jambes fait du bien ! Magdi Boshara, un honnête et très efficace fixeur soudanais, vient à notre rencontre sur le ferry afin de commencer les procédures d'immigration. Il faut se frayer un chemin vers la sortie avant de prendre un bus pour rejoindre les bureaux de douanes. On a vent de la possible arrivée de la barge avec nos véhicules d'ici deux heures et lorsqu'on nous demande si on préfère les récupérer aujourd'hui ou demain, la réponse ne se fait pas attendre : aujourd'hui évidemment puisque ça nous permettra d'avoir un meilleur endroit où dormir ce soir ! Cinq heures plus tard, Magdi a complété les formalités douanières et nous pouvons officiellement entrer au Soudan avec nos 4x4. La dernière formalité à régler le jour suivant sera l'enregistrement ''Alien'' qui ne peut plus se faire à cette heure. On traverse Wadi Halfa avant de trouver un emplacement pour camper cette nuit dans le désert. Michel, de l'équipe Dustroads, nous prépare un bon dîner à base de légumes frais, sous les étoiles. On retrouve Magdi le matin suivant en ville afin de compléter l'enregistrement ''Alien'' et d'obtenir nos permis photo.
Informations pratiques sur la traversée en ferry de l'Egypte au Soudan
Samedi - Bureaucratie à Aswan
Dimanche - Embarquement du véhicule sur la barge
Lundi - Embarquement sur le ferry pour passagers
Du côté soudanais, le fixer Magdi Boshara s'occupe de toutes les formalités (email : nubatia51@yahoo.com / portable : +249 121 730 885) pour une commission fixe de $25:
Lundi matin, on saute dans un taxi pour rejoindre Baraka à nouveau au port d'Aswan et passer les services d'immigration. Il nous a conseillé la veille de prendre place sous le canot de sauvetage sur le pont, emplacement ombragé la plupart de la journée. Il avait bien raison, c'est un parfait emplacement pour contempler huit heures durant le chargement du ferry qui finira par quitter le port peu avant 19h ! De nombreux passagers soudanais ramène d'Egypte du matériel électrique, en particulier des équipements ménagers. Tout au long de cette journée, on voit à peu près de tout se charger sur le ferry : frigidaires, meubles, vaisselle, etc. La nuit qui s'ensuit sur le pont est rude : froide et longue, sans aucun confort si ce n'est un fin matelas de camping gentiment prêté par Bram pour amortir un peu le sol métallique. Merci encore Bram !
Au réveil vers 5h30, une cinquantaine de Musulmans font leur prière du matin sur le pont au milieu des bagages et de gens encore endormis, peu avant de longer le site grandiose d'Abu Simbel sur les berges du lac Nasser.
Nous arrivons enfin à Wadi Halfa en milieu de journée après 25 heures passées sur le pont, inutile de dire que se dégourdir les jambes fait du bien ! Magdi Boshara, un honnête et très efficace fixeur soudanais, vient à notre rencontre sur le ferry afin de commencer les procédures d'immigration. Il faut se frayer un chemin vers la sortie avant de prendre un bus pour rejoindre les bureaux de douanes. On a vent de la possible arrivée de la barge avec nos véhicules d'ici deux heures et lorsqu'on nous demande si on préfère les récupérer aujourd'hui ou demain, la réponse ne se fait pas attendre : aujourd'hui évidemment puisque ça nous permettra d'avoir un meilleur endroit où dormir ce soir ! Cinq heures plus tard, Magdi a complété les formalités douanières et nous pouvons officiellement entrer au Soudan avec nos 4x4. La dernière formalité à régler le jour suivant sera l'enregistrement ''Alien'' qui ne peut plus se faire à cette heure. On traverse Wadi Halfa avant de trouver un emplacement pour camper cette nuit dans le désert. Michel, de l'équipe Dustroads, nous prépare un bon dîner à base de légumes frais, sous les étoiles. On retrouve Magdi le matin suivant en ville afin de compléter l'enregistrement ''Alien'' et d'obtenir nos permis photo.
Informations pratiques sur la traversée en ferry de l'Egypte au Soudan
Samedi - Bureaucratie à Aswan
- Allez au bureau de la Nile River Valley Transportation - M. Salha, pour réserver les billets et obtenir les waypoints GPS pour les bureaux suivants.
- Allez à la Court de Circulation pour obtenir un papier certifiant que vous n'avez pas de contravention en Egypte.
- Allez à la Police de Circulation pour y donner le papier de la Court de Circulation et rendre la plaque d'immatriculation égyptienne, vous obtenez alors un autre pailler qu'il faudra remettre aux autorités douanières au port lors de l'embarquement du véhicule.
- Retournez au bureau de la Nile River Valley Transportation pour acheter les billets passagers (156 pounds pour un billet 2e classe avec repas compris).
Dimanche - Embarquement du véhicule sur la barge
- Soyez au port à 9h (15km du centre-ville) pour l'embarquement de votre véhicule sur la barge.
- Rencontrez Baraka, le fixeur de la compagnie de ferry (sa photo est dans le portfolio à la fin de ce blog), qui vous accompagne dans les différentes démarches à suivre afin d'embarquer votre véhicule (aucun paiement supplémentaire demandé).
- Enregistrez vos détails de passeport à l'entrée du port et préparez-vous à trois d'attente avant d'entrer (20 pounds).
- Une fois dans le port, passez le contrôle du véhicule par les douanes (10 minutes).
- Avancez jusqu'à l'immeuble sur la droite pour acheter le billet pour le véhicule (2,012 pounds).
- Retournez vers l'immeuble sur la gauche pour les formalités douanières et le Carnet de Passage à faire tamponner pour la sortie d'Egypte (25 pounds).
- Embarquez votre véhicule sur la barge.
- Taxi pour retourner en ville (20 pounds).
Lundi - Embarquement sur le ferry pour passagers
- Taxi à 9h30 pour être au port à 10h.
- Vérification des billets passagers à l'entrée du port.
- Scan des sacs et bagages.
- Dans l'immeuble des douanes, tampon de sortie d'Egypte sur votre passeport et règlement d'une petite taxe de sortie.
- Allez au ferry pour prendre place dès que possible sur le pont si vous n'avez pas de cabine en 1er classe.
- Prenez patience pour huit heures et observez le chargement du ferry !
Du côté soudanais, le fixer Magdi Boshara s'occupe de toutes les formalités (email : nubatia51@yahoo.com / portable : +249 121 730 885) pour une commission fixe de $25:
- Immigration
- Carnet de Passage et douanes ($15/véhicule)
- Permis de Voyage
- Enregistrement Alien ($45/pers)
- Permis Photo ($10/pers)
Du Caire à Aswan, Egypte
20 / May / 2010
Pénétrer dans le Caire et dans sa fameuse circulation intense n'est pas si terrible tant que vous savez où vous allez. Dans notre cas, le camping Salma, près des Pyramides de Gizeh est bien indiqué grâce au GPS. On parvient à s'y rendre sans se perdre une seule fois ! Peu après avoir installé la tente, on aperçoit un homme avec une pompe à fumée se diriger vers le bar et le restaurant. A première vue, on n'a aucune idée de ce qu'il fait jusqu'à ce qu'il nous explique que la fumée aide à tuer les moustiques en les étouffant. 5 mn plus tard, on prend l'ampleur de la situation en faisant l'objet d'une attaque en bonne et due forme d'une orde de moustiques autour du Toyota - merci d'avoir oublié d'enfumer le terrain de camping ! On file vers le bar pour une bière fraîche et si possible sans moustique.
Le matin suivant, Khaled vient nous chercher, il sera notre chauffeur de taxi ces 3 jours pour faire le tour des ambassades. Notre 1er arrêt à l'ambassade des Pays-Bas prend seulement 3 mn et Barry ressort avec ses lettres de recommandation, une pour le Soudan et une pour l'Ethiopie. Le 2e arrêt à l'ambassade de France nous prend 2h30 et nous en repartons sans lettre de recommandation… Quelques commentaires de Barry sur l'ambassade de France au Caire : l'ambassade est l'endroit au Caire pour les Français qui ont du temps à perdre, pour être traités sans respect et sans aucune forme de politesse, pour se sentir ''comme à la maison'' (en se confrontant à une bureaucratie lourde et à des gens qui pensent qu'ils possèdent le monde), et ce sans oublier la personne avec laquelle nous avons eu une altercation - non mais qui en France lui a donné un travail à celui-là ? Dieu bénisse les Néerlandais - quels merveilleux gens à l'ambassade des Pays-Bas !!! Les Français pourraient en prendre de la graine.
En route pour l'ambassade du Soudan qui heureusement semble être au courant de la pratique de l'ambassade de France, donc ne fait pas cas du manque de lettre de recommandation pour Val et accepte nos demandes de visa. 24 heures plus tard, nous récupérons les visas soudanais et filons à l'ambassade d'Ethiopie pour arranger nos derniers visas depuis le Caire. Yasmine nous informe alors que nous pourrons venir les chercher le lendemain. Aucun problème.
Donc nous pouvons allez voir les Pyramides de Gizeh dans la matinée après avoir emballé nos affaires et la tente. A peine entrés dans le site, nous faisons face aux trois majestueuses Pyramides, devancées par le Sphinx. On se sent minuscules alors que nous marchons autour d'elles. Leur grandeur et splendeur n'a pour égal que l'émerveillement de leur construction il y a 4500 ans. Après avoir été pourchassés 4 heures durant, nous décidons qu'il est temps pour les guides et leurs chameaux d'aller ennuyer d'autres touristes et leur disons poliment mais fermement d'aller se faire voir ailleurs ! Quand il y en a assez, c'est vraiment assez. Et non, on ne veut pas non plus d'une ballade à cheval, et oui on connaît les prix. Laisse-moi deviner, c'est au moins la moitié de ce que le précédent m'a déjà proposé ? Merci de nous laisser un peu seuls face aux Pyramides et ayez donc un peu de respect pour vos lointains ancêtres, les Pharaons.
Pour se remettre de l'enivrant et tournoyant Caire (officiellement 18 million mais en réalité proche des 25 million d'habitants), nous partons dans le désert de l'ouest de l'Egypte. Ce détour ajoute quelques kilomètres à notre route (± 1,300 km) mais c'est parfois le prix à payer pour trouver la paix et la sérénité. Nous traversons d'abord le Désert Noir, un paysage de dunes de sable recouvertes d'une fine pellicule de gravier noir venant des montagnes érodées. A la suite du Désert Noir, nous entrons dans le Désert Blanc qui ne ressemble à rien d'autre dans ce monde et qui selon les Bédouins rappellent étrangement des paysages lunaires. Est-ce que les Bédouins sont déjà allés sur la lune ou bien est-ce que les 53 degrés Celsius enregistrés en milieu de journée sur notre thermomètre leur font voir certaines choses ? Les photos vous le diront. Roulant sur cette unique route au travers du désert, on est arrêté fréquemment à des checkpoints, parfois à seulement 5 km de distance l'un de l'autre. Systématiquement, les mêmes questions sont posées : Parlez-vous arabe ? D'où venez-vous ? "Hum… du dernier oasis''. Où allez-vous ? ''Hum… vers le prochain oasis''. Dans tous les cas, le mot magique à prononcer est ''Hollanda''. Pour quelque raison que ce soit, ils semblent apprécier et nous laissent passer sans plus de demande. Répondez France à la place et vous êtes bons pour présenter les passeports. Donc si les rapports de ces nombreux checkpoints vont quelque part à la fin, ils verront sûrement qu'une Française est venue à manquer entre 2 checkpoints, car Val au fil des contrôles est devenue Néerlandaise ! Les paysages qui s'enchaînent sont absolument splendides malgré la chaleur. On passe d'oasis en oasis et découvrir ces étendues de verdure et d'eau nous émerveille à chaque fois. L'eau représente une source de vie essentielle dans cette région désertique, qui à première vue n'aurait rien d'autre à offrir que de vastes étendues arides, dépeuplées et pour autant paisibles.
Nous sommes désormais à Aswan, en attente du ferry qui nous amènera lundi prochain vers Wadi Halfa, Soudan. Le camping où nous avions prévu de rester semble avoir fermé donc on s'est rabattu vers un petit hôtel modeste en ville, avec piscine sur le toit. Nager sous les étoiles, face au Nil, au beau milieu d'Aswan, pas trop mal pour un plan B ! Magdi (notre fixer) nous attend à Wadi Halfa pour nous aider dans les démarches lors de l'entrée au Soudan la semaine prochaine.
Le matin suivant, Khaled vient nous chercher, il sera notre chauffeur de taxi ces 3 jours pour faire le tour des ambassades. Notre 1er arrêt à l'ambassade des Pays-Bas prend seulement 3 mn et Barry ressort avec ses lettres de recommandation, une pour le Soudan et une pour l'Ethiopie. Le 2e arrêt à l'ambassade de France nous prend 2h30 et nous en repartons sans lettre de recommandation… Quelques commentaires de Barry sur l'ambassade de France au Caire : l'ambassade est l'endroit au Caire pour les Français qui ont du temps à perdre, pour être traités sans respect et sans aucune forme de politesse, pour se sentir ''comme à la maison'' (en se confrontant à une bureaucratie lourde et à des gens qui pensent qu'ils possèdent le monde), et ce sans oublier la personne avec laquelle nous avons eu une altercation - non mais qui en France lui a donné un travail à celui-là ? Dieu bénisse les Néerlandais - quels merveilleux gens à l'ambassade des Pays-Bas !!! Les Français pourraient en prendre de la graine.
En route pour l'ambassade du Soudan qui heureusement semble être au courant de la pratique de l'ambassade de France, donc ne fait pas cas du manque de lettre de recommandation pour Val et accepte nos demandes de visa. 24 heures plus tard, nous récupérons les visas soudanais et filons à l'ambassade d'Ethiopie pour arranger nos derniers visas depuis le Caire. Yasmine nous informe alors que nous pourrons venir les chercher le lendemain. Aucun problème.
Donc nous pouvons allez voir les Pyramides de Gizeh dans la matinée après avoir emballé nos affaires et la tente. A peine entrés dans le site, nous faisons face aux trois majestueuses Pyramides, devancées par le Sphinx. On se sent minuscules alors que nous marchons autour d'elles. Leur grandeur et splendeur n'a pour égal que l'émerveillement de leur construction il y a 4500 ans. Après avoir été pourchassés 4 heures durant, nous décidons qu'il est temps pour les guides et leurs chameaux d'aller ennuyer d'autres touristes et leur disons poliment mais fermement d'aller se faire voir ailleurs ! Quand il y en a assez, c'est vraiment assez. Et non, on ne veut pas non plus d'une ballade à cheval, et oui on connaît les prix. Laisse-moi deviner, c'est au moins la moitié de ce que le précédent m'a déjà proposé ? Merci de nous laisser un peu seuls face aux Pyramides et ayez donc un peu de respect pour vos lointains ancêtres, les Pharaons.
Pour se remettre de l'enivrant et tournoyant Caire (officiellement 18 million mais en réalité proche des 25 million d'habitants), nous partons dans le désert de l'ouest de l'Egypte. Ce détour ajoute quelques kilomètres à notre route (± 1,300 km) mais c'est parfois le prix à payer pour trouver la paix et la sérénité. Nous traversons d'abord le Désert Noir, un paysage de dunes de sable recouvertes d'une fine pellicule de gravier noir venant des montagnes érodées. A la suite du Désert Noir, nous entrons dans le Désert Blanc qui ne ressemble à rien d'autre dans ce monde et qui selon les Bédouins rappellent étrangement des paysages lunaires. Est-ce que les Bédouins sont déjà allés sur la lune ou bien est-ce que les 53 degrés Celsius enregistrés en milieu de journée sur notre thermomètre leur font voir certaines choses ? Les photos vous le diront. Roulant sur cette unique route au travers du désert, on est arrêté fréquemment à des checkpoints, parfois à seulement 5 km de distance l'un de l'autre. Systématiquement, les mêmes questions sont posées : Parlez-vous arabe ? D'où venez-vous ? "Hum… du dernier oasis''. Où allez-vous ? ''Hum… vers le prochain oasis''. Dans tous les cas, le mot magique à prononcer est ''Hollanda''. Pour quelque raison que ce soit, ils semblent apprécier et nous laissent passer sans plus de demande. Répondez France à la place et vous êtes bons pour présenter les passeports. Donc si les rapports de ces nombreux checkpoints vont quelque part à la fin, ils verront sûrement qu'une Française est venue à manquer entre 2 checkpoints, car Val au fil des contrôles est devenue Néerlandaise ! Les paysages qui s'enchaînent sont absolument splendides malgré la chaleur. On passe d'oasis en oasis et découvrir ces étendues de verdure et d'eau nous émerveille à chaque fois. L'eau représente une source de vie essentielle dans cette région désertique, qui à première vue n'aurait rien d'autre à offrir que de vastes étendues arides, dépeuplées et pour autant paisibles.
Nous sommes désormais à Aswan, en attente du ferry qui nous amènera lundi prochain vers Wadi Halfa, Soudan. Le camping où nous avions prévu de rester semble avoir fermé donc on s'est rabattu vers un petit hôtel modeste en ville, avec piscine sur le toit. Nager sous les étoiles, face au Nil, au beau milieu d'Aswan, pas trop mal pour un plan B ! Magdi (notre fixer) nous attend à Wadi Halfa pour nous aider dans les démarches lors de l'entrée au Soudan la semaine prochaine.
Entrée en Egypte - enfin l'Afrique !
06 / May / 2010
On arrive au port d'Aqaba vers 9h30 du matin pour arranger les billets pour le ferry jusqu'à Nuweiba en Egypte et s'acquitter des formalités pour quitter la Jordanie. Au milieu du port se trouve un bureau d'information pour la marche à suivre, un Egyptien parlant un parfait anglais vous explique tout en détails.
La mauvaise surprise ce matin-là est que le billet pour le véhicule a quasiment doublé en prix, passant de 100$ à 140€. Le coût total du ferry s'élève alors à 268€, montant onéreux pour une courte traversée. La bonne surprise toutefois est que le ferry est en parfait état et l'embarquement se déroule sans aucun problème. 99% des passagers sont locaux et nous ne voyons aucun autre voyageur de notre genre. Nous voilà donc sur le ferry en route pour l'Egypte / continent africain !
A l'arrivée à Nuweiba, on se prépare mentalement pour les formalités d'entrée en Egypte qui sont souvent décrites comme un vrai cauchemar. La zone de douanes nous rappelle vaguement le marché de poisson à Dar es Salaam, Tanzanie. Des gens avec une montagne de bagages courent dans tous les sens, des officiels en uniforme ou pas, un parfait chaos sous 40˚ C.
La police de tourisme nous attendait dès la sortie du bateau donc nous ne suivons aucun ordre ni demande jusqu'à ce qu'il nous rejoigne aux douanes. Amed, officier de la police de tourisme, nous escorte dans chaque bureau (et il y en a aux quatre coins de cette zone) et gère les formalités et la tonne de paperasserie pour nous. Tout ce que nous avons à faire est de le suivre et régler les montants indiqués lorsque nécessaire. On obtient un permis de conduire égyptien ainsi que des plaques d'immatriculation en arabe. La dernière escorte d'Amer consiste à nous mener à la sortie de cette zone portuaire. En tout, cela nous aura pris à peu près 2 heures, sachant que sans son aide précieuse nous y serions certainement encore, avec un sérieux mal de tête en prime.
Info pratique pour voyageurs :
1. Après avoir quitté le ferry, vous devez rouler sur une rampe où le dessous du véhicule est vérifié, roulez doucement car la rampe est étroite.
2. Après avoir garé le véhicule pour inspection douanière, aller retirer de l'argent au distributeur automatique de la Banque du Caire (juste en face) qui accepte Mastercard et Maestro, il vous faudra environ 1,200 pounds égyptiens pour les formalités d'entrée en Egypte.
3. Quelqu'un vient relever le numéro du châssis et numéro de moteur (tout se passe facilement) et vous tendra un papier à conserver.
4. Attendez l'officier de la police de tourisme pour vous aider dans les formalités de passage.
5. Ignorez les demandes des autres qui viennent réclamer passeport ou carnet de passage, ne donnez rien jusqu'à ce que cet officier arrive.
6. Pensez à un don de Noël pour l'officier de la police de tourisme à la fin de la procédure.
7. Après avoir quitté le port, roulez vers le nord vers Sawa Camp (15km au nord de Nuweiba) N29 10,977 E34 43,244
Nous avons réglé les sommes suivantes au passage de frontière égyptienne (en pounds égyptiens) :
- Total douanes : 540
- Assurance véhicule : 520
- Plaques d'immatriculation : 20
- Don de Noël pour l'officier de la police de tourisme : à votre bon jugement
Le Sinaï est réputé pour être un havre de paix et de tranquillité avec des températures élevées en journée et raisonnablement tempérées la nuit. Par chance, une brise légère et régulière facilite le tout. Le camp Sawa est un petit paradis sur terre, un campement bédouin sur une plage de sable blanc au bord de la Mer Rouge. A seulement 50m de la plage, on plonge directement dans la barrière de corail peuplée de poissons multicolores. Du camp, il est également possible de rejoindre le monastère St Catherine et de grimper au Mont Sinaï durant la nuit afin d'admirer le levé de soleil au petit matin.
C'est d'ailleurs notre programme quand on arrivera enfin à quitter Salama et son camp Sawa si paisible. Puis nous remonterons vers Le Caire pour y faire les demandes de visas soudanais et éthiopien. L'ouest du Sinaï a apparemment quelques mines donc rester sur la route principale sera une obligation.
La mauvaise surprise ce matin-là est que le billet pour le véhicule a quasiment doublé en prix, passant de 100$ à 140€. Le coût total du ferry s'élève alors à 268€, montant onéreux pour une courte traversée. La bonne surprise toutefois est que le ferry est en parfait état et l'embarquement se déroule sans aucun problème. 99% des passagers sont locaux et nous ne voyons aucun autre voyageur de notre genre. Nous voilà donc sur le ferry en route pour l'Egypte / continent africain !
A l'arrivée à Nuweiba, on se prépare mentalement pour les formalités d'entrée en Egypte qui sont souvent décrites comme un vrai cauchemar. La zone de douanes nous rappelle vaguement le marché de poisson à Dar es Salaam, Tanzanie. Des gens avec une montagne de bagages courent dans tous les sens, des officiels en uniforme ou pas, un parfait chaos sous 40˚ C.
La police de tourisme nous attendait dès la sortie du bateau donc nous ne suivons aucun ordre ni demande jusqu'à ce qu'il nous rejoigne aux douanes. Amed, officier de la police de tourisme, nous escorte dans chaque bureau (et il y en a aux quatre coins de cette zone) et gère les formalités et la tonne de paperasserie pour nous. Tout ce que nous avons à faire est de le suivre et régler les montants indiqués lorsque nécessaire. On obtient un permis de conduire égyptien ainsi que des plaques d'immatriculation en arabe. La dernière escorte d'Amer consiste à nous mener à la sortie de cette zone portuaire. En tout, cela nous aura pris à peu près 2 heures, sachant que sans son aide précieuse nous y serions certainement encore, avec un sérieux mal de tête en prime.
Info pratique pour voyageurs :
1. Après avoir quitté le ferry, vous devez rouler sur une rampe où le dessous du véhicule est vérifié, roulez doucement car la rampe est étroite.
2. Après avoir garé le véhicule pour inspection douanière, aller retirer de l'argent au distributeur automatique de la Banque du Caire (juste en face) qui accepte Mastercard et Maestro, il vous faudra environ 1,200 pounds égyptiens pour les formalités d'entrée en Egypte.
3. Quelqu'un vient relever le numéro du châssis et numéro de moteur (tout se passe facilement) et vous tendra un papier à conserver.
4. Attendez l'officier de la police de tourisme pour vous aider dans les formalités de passage.
5. Ignorez les demandes des autres qui viennent réclamer passeport ou carnet de passage, ne donnez rien jusqu'à ce que cet officier arrive.
6. Pensez à un don de Noël pour l'officier de la police de tourisme à la fin de la procédure.
7. Après avoir quitté le port, roulez vers le nord vers Sawa Camp (15km au nord de Nuweiba) N29 10,977 E34 43,244
Nous avons réglé les sommes suivantes au passage de frontière égyptienne (en pounds égyptiens) :
- Total douanes : 540
- Assurance véhicule : 520
- Plaques d'immatriculation : 20
- Don de Noël pour l'officier de la police de tourisme : à votre bon jugement
Le Sinaï est réputé pour être un havre de paix et de tranquillité avec des températures élevées en journée et raisonnablement tempérées la nuit. Par chance, une brise légère et régulière facilite le tout. Le camp Sawa est un petit paradis sur terre, un campement bédouin sur une plage de sable blanc au bord de la Mer Rouge. A seulement 50m de la plage, on plonge directement dans la barrière de corail peuplée de poissons multicolores. Du camp, il est également possible de rejoindre le monastère St Catherine et de grimper au Mont Sinaï durant la nuit afin d'admirer le levé de soleil au petit matin.
C'est d'ailleurs notre programme quand on arrivera enfin à quitter Salama et son camp Sawa si paisible. Puis nous remonterons vers Le Caire pour y faire les demandes de visas soudanais et éthiopien. L'ouest du Sinaï a apparemment quelques mines donc rester sur la route principale sera une obligation.
