Italie
De l'Italie à la Slovénie
06 / Apr / 2010
Comme nous avions des craintes de rencontrer à nouveau la police française qui pesait les véhicules lourds (sur l'autoroute près des Nice), nous avons opté pour la route touristique le long de la Côte d'Azur. Charmante route mais cela nous a rallongé le parcours de 2 heures. 600km à couvrir hier nous ont tout de même pris 12 heures (en comptant les temps de pause !). Le camping hier soir était très agréable, au bord du lac Iseo, au nord de Milan en Italie. De la neige sur les montagnes rendait le petit matin frais. Une douche chaude et un café fort pour nous faire démarrer ce matin en direction de la Slovénie, où nous campons ce soir à Ljubljana. Le train qui passe tout près chaque demi heure, ou presque, promet de nous tenir éveillés une partie de la nuit...
L'île de Djerba et retour vers l'Europe
01 / Mar / 2010
Profitant de nos derniers jours en Tunisie, on installe le campement sur la côte ouest de l'île de Djerba. La côte est consistant en une succession de complexes hôteliers et autres zones touristiques qui ne sont pas ce que nous recherchons. Bien sûr on tombe encore sur les Allemands, rencontrés initialement à Ksar Douiret (ils ont probablement été conseillés par les Italiens), nous garons le 4x4 derrière une dune et préparons le campement sur la plage. On se retrouve au milieu de nulle part, entourés uniquement de palmiers et de la mer Méditerranée avec un magnifique couché de soleil. La vie peut être fantastique, tant qu'on prend le temps de le réaliser. Nous sortons les sièges de camping, quelques chips et boissons, avant de profiter de la vue pour les deux prochains jours.
Tôt le matin suivant, on est réveillé par le bruit des vagues et croyons un instant avoir les roues du 4x4 dans l'eau. Ca semble si proche qu'on s'assoit droit dans le lit pour vérifier s'il va nous falloir récupérer des gilets de sauvetage. La côte est claire et tout est bon, on retourne dormir. Quand on se réveille finalement, quelques heures plus tard, les femmes qui pêchent le long de la plage nous regardent avec un air plutôt étonné de nous voir descendre de la tente. Café, un livre et la vue, c'est tout ce dont nous avons besoin pour passer la journée. La vie est belle !
27 février, on passe la nuit à nouveau au camping Samaris, à Hammamet, à environ 60km de Tunis. On remplit les réservoirs de gasoil (celui-ci étant moins cher en Tunisie) et on s'aperçoit alors que le radiateur fuit... Est-ce qu'on va arriver à temps au ferry ? Un tournevis pour raccourcir un collier et 60km plus loin nous entrons dans le port de La Goulette à Tunis. Faire les papiers est assez rapide, donc on passe 2 heures à attendre avant d'embarquer sur le ferry qui nous ramène vers Gênes. Au revoir Tunisie, et re-bonjour Italie. Doigts croisés encore pour que nous poussions obtenir les visas, pour le Moyen Orient cette fois-ci, assez rapidement.
Tôt le matin suivant, on est réveillé par le bruit des vagues et croyons un instant avoir les roues du 4x4 dans l'eau. Ca semble si proche qu'on s'assoit droit dans le lit pour vérifier s'il va nous falloir récupérer des gilets de sauvetage. La côte est claire et tout est bon, on retourne dormir. Quand on se réveille finalement, quelques heures plus tard, les femmes qui pêchent le long de la plage nous regardent avec un air plutôt étonné de nous voir descendre de la tente. Café, un livre et la vue, c'est tout ce dont nous avons besoin pour passer la journée. La vie est belle !
27 février, on passe la nuit à nouveau au camping Samaris, à Hammamet, à environ 60km de Tunis. On remplit les réservoirs de gasoil (celui-ci étant moins cher en Tunisie) et on s'aperçoit alors que le radiateur fuit... Est-ce qu'on va arriver à temps au ferry ? Un tournevis pour raccourcir un collier et 60km plus loin nous entrons dans le port de La Goulette à Tunis. Faire les papiers est assez rapide, donc on passe 2 heures à attendre avant d'embarquer sur le ferry qui nous ramène vers Gênes. Au revoir Tunisie, et re-bonjour Italie. Doigts croisés encore pour que nous poussions obtenir les visas, pour le Moyen Orient cette fois-ci, assez rapidement.
Au revoir Italie, bonjour Tunisie
23 / Feb / 2010
20 février, 5h du matin et l'alarme nous réveille. Quelques minutes plus tard, une douche rapide, et nous préparons la voiture. Aujourd'hui on prend le ferry pour la Tunisie qui nous emmène vers le continent africain, en supposant bien sûr que nous n'aurons aucun problème en chemin, ou bien avec les douanes tunisiennes. Faire nos adieux au frère de Val et à sa petite-amie est émouvant comme on s'y attendait. On roule vers Gênes, Italie. Près de la frontière, on est arrêté par la police sur l'autoroute... qu'est-ce qu'on a fait de mal ? On ne roule pas trop vite (simplement impossible avec le Toyota) et tous nos feux fonctionnent correctement. "Garez-vous s'il vous plaît, nous allons peser votre véhicule''. Ok, pas de souci, nous pensons, même si nous ne sommes pas certains du poids du 4x4 puisqu'on ne l'a pas pesé après chargement. ''Papiers svp'' nous demande l'officier de police. Il a l'air sérieux et vérifie encore une fois la pesée avant de nous annoncer ''Votre véhicule pèse 3,400kg et vos papiers indiquent un poids maximum de 3,035kg''. Cela pourrait bien poser problème, mais on n'en est pas sûr. Sourire et avoir l'air étonné.... Nos permis de conduire nous autorisent à conduire avec un poids maximum de 3,500kg. "Où est-ce que vous aller ?'' nous demande le policier. ''Le Cap, Afrique du Sud, monsieur l'agent''. Grand sourire sur son visage et il nous laisse partir !
On arrive au port de Gênes, Italie, vers 12h comme prévu, pour commencer à arranger les papiers nécessaires à la traversée. C'est l'Italie, donc ça pourrait prendre un certain temps... Ils ne sont pas aussi organisés qu'aux Pays Bas et c'est une bonne introduction à ce qui nous attend prochainement en Afrique. Après 1h d'attente pour les officiers des douanes, nous obtenons les papiers demandés et embarquons le 4x4 sur le ferry. On rejoint notre cabine et 40mn plus tard le ferry démarre. Il avance et l'Afrique se rapproche. 2 heures plus tard, Barry est à la recherche d'un docteur ! On a tous les médicaments imaginables dans le 4x4 mais on ne peut pas y accéder, le garage étant interdit d'accès. Val devient de plus en plus verte et commence à avoir un sérieux mal de mer - il reste 22 heures de traversée. Nous avons besoin de cachets immédiatement. 3 heures et 2 cachets plus tard, Val reprend une couleur humaine. Après un encas rapide, nous nous couchons tôt, sachant qu'on se réveillera à Tunis le lendemain.
Les douanes italiennes étaient quelque chose de sympa, mais pas autant que les tunisiennes. Obtenir les coups de tampons nécessaires sur nos papiers, courir après chaque officier, à chaque coin, est plus ou moins la façon de s'acquitter des formalités. Dans un chaos certain, nous parvenons tout de même à faire le nécessaire et à en sortir sans avoir la voiture fouillée ! Et nous voilà en route, à la recherche d'un endroit pour passer la nuit. Du liquide retiré à une station service Shell, et vers 18h le 21 février, nous garons le 4x4 sous un arbre dans le camping Samaris, à Hammamet, environ 70km au sud de Tunis. Il fait frais (15 degrés) et on est un peu fainéant donc on dort à l'arrière du 4x4 pour cette 1er nuit.
Le plan assez simple est de traverser la Tunisie, jusqu'à la frontière libyenne. Comme ce n'est que 600km, on peut s'y prendre tranquillement, tout en inspectant la carte. Nous roulons vers Sfax que nous atteignons en début d'après-midi, donc on décide de continuer plus au sud jusqu'à Gabès. Arrivés à Gabès, on cherche le camping indiqué dans notre GPS. Nous voyons la ville sous tous ses angles, traversons le souk au moins 4 fois, demandons aux officiers de police et hotels, mais pas de camping en vue. La nuit tombe et aucun de nous n'aime vraiment l'endroit. Que faire ? Rester dans un endroit qui ne nous plaît pas, ou rouler jusqu'à la prochaine ville sur la carte, dans la nuit ? On s'était entendu auparavant de ne pas rester dans un endroit où on ne se sent pas bien, et de ne pas conduire la nuit. On se retrouve dans une impasse. Mais on décide de rouler jusqu'à la prochaine ville, Medenine, 70km plus au sud.
Après avoir éviter savamment toutes les voitures qui doublaient et venaient en sens inverse (!) en allumant la plupart de nos lumières, on arrive enfin à Medenine, épuisés, pour recommencer à chercher un endroit pour passer la nuit. Soudain les lettres Hotel se dessinent en néon au coin d'un croisement et on y entre. Un bon lit, une douche et en bonus : internet. On peut alors passer quelques emails et mettre à jour notre site web. D'ailleurs, maman et papa, on promet d'être un peu mieux préparé pour la suite de notre périple !
C'est le 23 février et nous prévoyons de partir dans le désert, vers Tataouine et Chenini pour les 2 prochains jours. Toujours pas de nouvelle de nos visas libyens. Espérons qu'on les obtiendra à temps. Tout est arrangé avec le guide et notre rendez-vous. Tout ce qu'il faut maintenant, c'est que la Libye réouvre ses frontières aux Européens...
On arrive au port de Gênes, Italie, vers 12h comme prévu, pour commencer à arranger les papiers nécessaires à la traversée. C'est l'Italie, donc ça pourrait prendre un certain temps... Ils ne sont pas aussi organisés qu'aux Pays Bas et c'est une bonne introduction à ce qui nous attend prochainement en Afrique. Après 1h d'attente pour les officiers des douanes, nous obtenons les papiers demandés et embarquons le 4x4 sur le ferry. On rejoint notre cabine et 40mn plus tard le ferry démarre. Il avance et l'Afrique se rapproche. 2 heures plus tard, Barry est à la recherche d'un docteur ! On a tous les médicaments imaginables dans le 4x4 mais on ne peut pas y accéder, le garage étant interdit d'accès. Val devient de plus en plus verte et commence à avoir un sérieux mal de mer - il reste 22 heures de traversée. Nous avons besoin de cachets immédiatement. 3 heures et 2 cachets plus tard, Val reprend une couleur humaine. Après un encas rapide, nous nous couchons tôt, sachant qu'on se réveillera à Tunis le lendemain.
Les douanes italiennes étaient quelque chose de sympa, mais pas autant que les tunisiennes. Obtenir les coups de tampons nécessaires sur nos papiers, courir après chaque officier, à chaque coin, est plus ou moins la façon de s'acquitter des formalités. Dans un chaos certain, nous parvenons tout de même à faire le nécessaire et à en sortir sans avoir la voiture fouillée ! Et nous voilà en route, à la recherche d'un endroit pour passer la nuit. Du liquide retiré à une station service Shell, et vers 18h le 21 février, nous garons le 4x4 sous un arbre dans le camping Samaris, à Hammamet, environ 70km au sud de Tunis. Il fait frais (15 degrés) et on est un peu fainéant donc on dort à l'arrière du 4x4 pour cette 1er nuit.
Le plan assez simple est de traverser la Tunisie, jusqu'à la frontière libyenne. Comme ce n'est que 600km, on peut s'y prendre tranquillement, tout en inspectant la carte. Nous roulons vers Sfax que nous atteignons en début d'après-midi, donc on décide de continuer plus au sud jusqu'à Gabès. Arrivés à Gabès, on cherche le camping indiqué dans notre GPS. Nous voyons la ville sous tous ses angles, traversons le souk au moins 4 fois, demandons aux officiers de police et hotels, mais pas de camping en vue. La nuit tombe et aucun de nous n'aime vraiment l'endroit. Que faire ? Rester dans un endroit qui ne nous plaît pas, ou rouler jusqu'à la prochaine ville sur la carte, dans la nuit ? On s'était entendu auparavant de ne pas rester dans un endroit où on ne se sent pas bien, et de ne pas conduire la nuit. On se retrouve dans une impasse. Mais on décide de rouler jusqu'à la prochaine ville, Medenine, 70km plus au sud.
Après avoir éviter savamment toutes les voitures qui doublaient et venaient en sens inverse (!) en allumant la plupart de nos lumières, on arrive enfin à Medenine, épuisés, pour recommencer à chercher un endroit pour passer la nuit. Soudain les lettres Hotel se dessinent en néon au coin d'un croisement et on y entre. Un bon lit, une douche et en bonus : internet. On peut alors passer quelques emails et mettre à jour notre site web. D'ailleurs, maman et papa, on promet d'être un peu mieux préparé pour la suite de notre périple !
C'est le 23 février et nous prévoyons de partir dans le désert, vers Tataouine et Chenini pour les 2 prochains jours. Toujours pas de nouvelle de nos visas libyens. Espérons qu'on les obtiendra à temps. Tout est arrangé avec le guide et notre rendez-vous. Tout ce qu'il faut maintenant, c'est que la Libye réouvre ses frontières aux Européens...
