AfricaMinded

Ne plus rouler, mais voler vers l'Europe

4h30 du matin l'alarme nous réveille et il est temps de se préparer pour partir à l'aéroport de Nairobi pour notre vol de retour vers l'Europe. Les chiens de Jungle Junction, Pipa et Pumba, sont couchés devant la porte et ont un air triste de nous voir partir. Après avoir passé tant de temps au Kenya et à JJ avec les chiens, les séparations sont difficiles, sachant que cette fois-ci nous ne reviendrons pas d'aussitôt. Jusqu'à présent, après chaque départ pour un court voyage dans une région différente du Kenya, on revenait au camping à Nairobi et on y retrouvait les chiens, heureux de nous revoir et vice-versa. Dès notre campement installé, Pipa et Pumba établissaient systématiquement domicile autour de notre Land Cruiser et c'était un peu comme avoir une petite famille !

Sans prendre le temps d'un café, on saute dans le taxi qui nous attend et 45mn plus tard on fait la queue pour entrer dans le terminal de l'aéroport. Seulement après avoir traversé la sécurité, nous sommes informés qu'on se trouve dans le mauvais terminal et qu'il nous faut tout recommencer 300m plus loin, ceci alors que nombre d'employés de l'aéroport nous avait demandé notre destination ! Kenya est un très beau pays, développé sous bien des aspects, mais parfois on ne peut s'empêcher de se demander pourquoi ce genre de choses arrivent encore et toujours.

Atterrir à l'aéroport de Schiphol, Amsterdam nous procure comme une bouffée d'air frais. Oui, il y a de la neige partout et il fait froid mais l'aéroport en lui-même est fantastique. La signalisation y est claire et compréhensible, l'espace y est vaste et tout fonctionne comme sur des roulettes, les employés sont aimables et serviables, ceci malgré la situation difficile créée par les annulations et délais de nombreux vols en raison des intempéries. A tous les employés de Schiphol, merci de conserver une aussi bonne humeur !

Au passage des douanes, on rencontre un groupe de voyageurs japonais qui tour à tour oublient soit leur passeport, ou leur carte d'embarquement, ou leur bagage lors du passage de sécurité. Une recherche rapide et on les retrouve, souriants lorsque nous leur rendons leur passeport etc. Une vérification auprès du reste du groupe et tous sont désormais prêts à poursuivre leur voyage.

La Hollande ne serait pas la Hollande sans être flexible et tournée vers la demande des clients. Fumer dans les aéroports était interdit depuis des années déjà pour la plus grande frustration des fumeurs. C'est la loi aux Pays-Bas comme dans bien d'autres pays, que vous n'êtes pas autorisé à fumer dans les lieux publics, y compris les aéroports. Vu que de nombreux fumeurs continuaient a fumer illégalement, créant des situations potentiellement dangereuses, de nouvelles aires pour fumer viennent d'être créer à Schiphol. De cette façon, les fumeurs peuvent avoir leur dernière cigarette avant de prendre leur prochain vol, ou immédiatement après un long vol, ou lors d'un transit.

Avant de sauter dans notre avion pour la France, on court jusqu'au magasin pour acheter un morceau de ''Vieil Amsterdam'' un fromage hollandais dont on a été privé tout ce temps. Enfin prêts à embarquer, on s'aperçoit que notre vol a du retard, sans hésiter on se dirige vers le bar des sports pour un verre, un sandwich au fromage (évidemment) et une dernière cigarette !

Tiwi Beach, Kenya

Les journées passent trop vite cette semaine malheureusement, c'est toujours comme ça quand on est au paradis ! Parce que Tiwi Beach où nous sommes actuellement ressemble bien à un petit coin de paradis, cette plage au sud de Mombasa offre l'authenticité des plages africaines, loin des hôtels modernes et complexes touristiques surpeuplés.

On a rapidement adopté un rythme quotidien dans la douce ambiance privée de Coral Cove Cottages où nous louons un bungalow confortable.

Lever tôt le matin, réveil en douceur sur la véranda avec le soleil pointant son nez tranquillement à l'horizon. Des pécheurs et vendeurs de fruits viennent nous proposer leurs trouvailles du jour et on mange ainsi seulement du poisson et fruits frais chaque jour. Un véritable plein d'énergie !

En milieu de matinée, on descend jusqu'à la plage immaculée de sable blanc (seulement 20m à parcourir) pour plonger dans l'Océan Indien, encore à marée haute le matin. Eau turquoise translucide, coquillages et coraux de mille couleurs et des petits poissons scintillants, le tout loin derrière une barrière de corail abrupte à environ 200m de la plage, où les vagues viennent se jeter avec énergie, empêchant les trop gros ''poissons'' de passer dans le lagon - pour notre plus grand bonheur de baignade ! A l'ombre des cocotiers ensuite, on bronze tout en papotant avec les quelques vendeurs locaux de bracelets et de coquillages, tout cela sans apercevoir un seul touriste à l'horizon sur la plage...

De retour au cottage, il est l'heure de notre salade de fruits pour déjeuner léger. Comme dans l'après-midi l'eau devient trop chaude pour aller se baigner (véridique), on reste lire sous la véranda, tout en regardant passer les singes, canards, chiens, chats, perroquets, une ménagerie sympathique qui évolue dans une végétation florissante grâce aux températures rarement en-dessous 35 degrés et un taux d'humidité autour de 80%. Les caoutchoucs, palmiers et autres arbres exotiques atteignent des tailles vertigineuses, laissant une multitude de fleurs blanches de Frangipanier se déposer sur le parterre d'herbe grasse, qui embaument délicieusement l'air à la tombée du jour. 
Internet et portable ne fonctionnent pas depuis le cottage, pour notre plus grande tranquillité, donc on va parfois vérifier nos emails et téléphones en haut de la colline, près de la maison de Kerstin la propriétaire des cottages, une longue marche de 10 minutes, où on parvient à capter un faible signal. Considérant l'effort à fournir, on en conclut rapidement qu'être coupés du reste du monde pendant ces quelques jours ne nous privent pas tant que ça !

La tombée du jour arrive tranquillement, nous offrant un panorama d'intenses lueurs excises avant la levée d'un ciel étoilé. Temps de préparer le poisson du jour - ou les langoustes, selon la pêche - accompagné de légumes exotiques. Un dernier regard vers l'océan et on part se glisser sous la moustiquaire (indispensable) pour passer une nuit paisible avant de recommencer une nouvelle journée au paradis le matin suivant...

Mombasa, Kenya

Bonjour Tiwi Beach ! Tu es superbe mais qu'est-il arrivé à ma tasse de café ce matin ? La nuit dernière, nous sommes arrivés peu avant minuit au bungalow que nous avions réservé pour passer ces quelques derniers jours au Kenya, arrivée tardive bien sûr dans l'obscurité totale. Pour une fois, nous n'avons pourtant pas roulée nous-mêmes de nuit, on a été déposé par notre agent de transport maritime. Il y a quelques semaines, nous avons décidé de renvoyer le 4x4 par bateau cargo vers l'Europe, après avoir passé 11 mois sur la route. L'idée initiale de nous établir quelque part en Afrique durant ce voyage a changé pour nous. On aime toujours l'Afrique, aucun doute que ce continent demeure une destination unique en son genre, mais chemin faisant on a du se rendre à l'évidence que nous ne pourrions pas y vivre à long terme. Hier donc nous avons dit au revoir à notre loyal Land Cruiser.

Le jour du transport maritime depuis Mombasa, on arrive au bureau de la compagnie de transport peu après 14h et nous rencontrons des gens très bien dans ces locaux. Après une excellente tasse de café, on part vers le port de Mombasa pour avoir notre véhicule vérifié par les douanes afin de compléter notre Carnet de Passage. Une fois passées les questions routinières de l'officier des douanes, il est temps de se diriger vers le dépôt des containers, peu éloigné de cette entrée du port. Mais la circulation est dense en ce vendredi après-midi et nous arrivons trop tard à l'entrepôt. Quelques coups de fil sont passés et les travailleurs qui étaient déjà rentrés chez eux reviennent au dépôt pour nous permettre de charger notre 4x4 dans un container. La tente, la 2e roue de secours et la caisse de pièces détachées doivent être retirés de la galerie avant d'entrer le Land Cruiser dans le container. Toutes nos affaires personnelles mises de côté pour retourner en Europe sont désormais sur le trottoir… Vers 21h30, on dit au revoir à notre 4x4 : ce fut un exercice difficile et pénible que d'organiser ce transport. Notre Land Cruiser a été notre maison pendant des mois, sans compter que tout ce qu'on possède est désormais à l'intérieur d'un container à destination de l'Océan Indien.

Lors de nos préparatifs de bagages pour une semaine de tranquillité sur la plage avant de sauter dans un avion pour retourner en Europe, on a oublié de prendre le pot de café, donc on se réveille ce matin avec deux questions en tête : comment va notre 4x4 et comment a-t'on pu oublier le café ? La personne à la réception des cottages résout rapidement notre problème : deux tasses de café sont préparées et un taxi est arrangé une heure plus tard pour se rendre au supermarché de Diani Beach, à quelques kilomètres à peine. Des courses de base et nous voilà parés pour passer une semaine sur la plage, à ne plus rien faire…

La Fondation David Sheldrick, Kenya

Avec son objectif de protection et de préservation des espèces en danger, spécialement les éléphants et les rhinocéros noirs, la Fondation David Sheldrick était pour nous un endroit à visiter absolument. Barry connaissait déjà pour y être venu lors d'un précédent passage à Nairobi, mais visiter la nurserie d'éléphants dans le parc national de Nairobi offre la garantie de passer un excellent moment.

Regarder ces bébés éléphants courir jusqu'à la marre de boue pour prendre leur bain matinal, sans oublier de s'arrêter en chemin pour boire un biberon (géant !) de lait auprès d'un de leurs gardiens, ne peut que susciter une joie immense. Joyeux et encore hésitants sur leurs pattes, ils se jettent dan la boue, tellement heureux qu'on peut distinguer leur sourire ! Approchez-vous d'un peu trop près de ces bébés de 100kg à moins d'un an et vous pourriez bien être éclaboussés de boue, bref tout le monde s'amuse ! Les gardiens nous expliquent les histoires personnelles de chaque orphelin, âgés de 2 mois à 2,5 ans. Chacun d'entre eux a vécu un début de vie dramatique, la plupart ayant perdu leur mère des suites de braconnage, mais par chance ont été recueillies par la Fondation Sheldrick, dont certains à un très jeune âge ce qui demande encore davantage d'attention et de soin de la part des gardiens.

Après un tel moment de fête et de tendresse passé à regarder ces éléphants se baigner, comment pourrions-nous résister à en adopter un et à soutenir ainsi l'œuvre remarquable de la Fondation ? Le programme d'adoption est vraiment attractif et pour avoir vu de nos propres yeux le dévouement des gardiens et l'implication d'une vie entière de la famille Sheldrick, vous pouvez être sûrs que chaque don fait une différence dans la vie de ces éléphants.

Si vous aussi vous souhaitez aider la Fondation David Sheldrick, cliquez sur les liens suivants :
pour adopter un bébé éléphant: www.sheldrickwildlifetrust.org/asp/fostering.asp
pour soutenir la Fondation: www.sheldrickwildlifetrust.org/html/help.html

Informations complémentaires : la Fondation David Sheldrick est une structure flexible de taille réduite, établie en 1977 en mémoire du célèbre naturaliste, David Sheldrick, gardien fondateur du parc national de Tsavo où il servit de 1948 à 1976.

La Fondation a joué un rôle considérable dans l'effort kenyan de protection de la nature depuis sa création, parlant ouvertement lorsque nécessaire de problèmes controversés et s'immisçant intensivement et rapidement afin de couvrir un manque lors de contraintes économiques gouvernementales en matière de protection de la vie sauvage.

Le Docteur Daphne Sheldrick (veuve de David) fut la première personne au monde à parvenir à élever au biberon les éléphants africains orphelins, à un âge où ils sont encore entièrement dépendants du lait de leur mère. Une tâche qui lui aura pris 28 ans de tentatives et d'échecs avant d'y parvenir.

La Fondation a formé une équipe compétente de gardiens d'éléphants, chaque gardien remplace la famille perdue de l'orphelin jusqu'à ce que la transition du retour vers la vie sauvage ait été accomplie, cette période peut parfois durer jusqu'à 10 ans. Les éléphants ont un métabolisme rapide et ont besoin d'être nourri à intervalles réguliers 24h/24h, au début à la demande, puis vers l'âge de 5 mois, progressivement encouragés vers des intervalles de 3h au cours de leur 1er année de vie où ils sont entièrement dépendants du lait. La 2e année, le lait reste la nourriture principale mais graduellement l'éléphant est amené à se nourrir de végétation en complément. Si les orphelins de la nurserie se portent bien lorsqu'ils atteignent l'âge d'un an, ils sont transférés vers le parc national de Tsavo, afin d'être inclus dans un groupe d'orphelins plus âgés et de commencer leur lente et progressive période de ré-intégration à la vie sauvage.

Plus de 30 ans après sa création, la Fondation est parvenue à sauver et à nourrir avec succès 82 éléphants africains orphelins, dont deux depuis le jour de leur naissance. Actuellement, plus de 40 éléphants ont été réhabilités et vivent libres au milieu d'autres troupeaux d'éléphants dans Tsavo, certains d'entre eux revenant nous montrer leurs nouveaux-nés.

Pour en connaître davantage sur la Fondation David Shedrick : www.sheldrickwildlifetrust.org/

Parc National de Tsavo, Kenya

''Val, réveille-toi ! Je crois qu'il y a quelqu'un qui essaie d'entrer dans le 4x4. J'entends des bruits.'' Il est 4h30 du matin et on regarde au-dehors par la fenêtre de la tente pour essayer de voir ce qu'il se passe. A moins de 10m de distance, un énorme éléphant se régale d'herbe sous les palmiers. Nous sommes au camp de Ndololo dans le parc national de Tsavo Est et sommes donc réveillés au petit matin par un éléphant. Génial !

Une heure plus tard, l'alarme sonne et on se lève pour profiter de la lumière matinale dans le parc en partant pour le 1er safari de la journée. Une tasse de café en main, assis sur le capot du Land Cruiser, on observe les babouins qui grimpent aux arbres tout en savourant notre café chaud. Durant ce temps, un groupe de six girafes traversent paisiblement le campement et l'éléphant est toujours dans son coin. Barry ne peut s'empêcher de se mettre à chanter ''Joyeux anniversaire, un jour après mon anniversaire, et on se réveille avec un éléphant !'' Hier déjà nous avions conclu pour nous-mêmes que Tsavo Est était un parc absolument fabuleux. On y est entré avec la lumière de fin d'après-midi rendant les paysages encore plus dramatiques et spectaculaires. Puis ce matin, se réveiller entouré d'animaux sauvages juste à la sortie de notre tente, que rêver de mieux ? Parfait début de journée.

Comme si observer la vie animalière avec notre 1er café du matin ne suffisait pas, à peine 2 heures plus tard on contemple un groupe de lions tuer un zèbre. On passe quelques heures à les regarder prendre leur ''petit-déjeuner''. La prise du zèbre a lieu si rapidement. Une des lionnes avait disparu du reste du groupe un peu plus tôt, elle s'était éloignée et nous ne pouvions plus la localiser dans les fourrés. Puis un troupeau de gazelles et zèbres commencent à courir dans la plaine où ils broutaient jusque-là. Et tout à coup, elle apparaît, la lionne qui avait disparu pourchasse le troupeau et le conduit directement dans une embuscade. Les autres lions se dressent et terminent la chasse en quelques secondes. Un zèbre tombe et le petit-déjeuner est servi pour la troupe, 3 lions adultes et 4 petits se remplissent le ventre. Impossible de résister au spectacle des petits qui ressortent avec leur tête rouge de sang de leur festin.

Cette partie du parc est totalement aride, pas une simple goutte d'eau dans le coin. Le réservoir naturel supposé créer un lac artificiel où les animaux peuvent s'abreuver est désormais complètement à sec. On décide de monter au nord vers la rivière Galana. En chemin, on prend un piste qui nous amène auprès d'un cours d'eau où se trouvent un large groupe d'éléphants avec de nombreux petits qui jouent autour de la matrone dont les immenses défenses traduisent un âge bien avancé. Signe que les éléphants sont en sécurité ici, dans cette partie du parc au moins. Une fois arrivés à la rivière Galana, un large lit d'eau verte et bleue, on aperçoit les crocodiles du Nil. Toutes proches de là, les chutes Lugards offrent un superbe paysage avec un autre groupe d'éléphants au loin au milieu de la rivière.

Le parc national de Tsavo n'est pas plus éloigné de Nairobi que le Masai Mara, à peu près 5 heures de route, mais avec une différence majeure : les routes en direction Tsavo sont bonnes d'accès. Le Masai Mara reste connu pour la migration et le nombre incalculable d'animaux sauvages que vous pouvez y voir, mais n'est pas renommé pour avoir des paysages spectaculaires. C'est exactement ce que Tsavo a à offrir : des paysages d'une beauté à couper le souffle et la vie sauvage. La brousse peut être dense dans certaines parties du parc mais cela ne rend pas l'endroit moins intéressant, au contraire. Nous avons visité quelques parcs ces dernières années, du Kenya à l'Afrique du Sud et il nous faut bien reconnaître que Tsavo est certainement l'un des plus beaux. Jugement personnel bien sûr, mais les pistes y sont bonnes, les paysages variés et d'une beauté presque agressive comme seule l'Afrique peut offrir, la vie sauvage abondante, et les campements vastes et propres. Le tout dans un parc qui reste le plus grand d'Afrique avec plus de 20,000km2 de territoire… cela vous procure un fabuleux espace d'aventure ! Nous sommes conquis, un endroit où on reviendra encore et toujours pour nos besoins d'évasion.

Suivant le cours de la rivière pendant quelques heures et après 10 heures de safari ce jour-là, on parvient aux limites du parc, du côté Est allant vers l'Océan Indien où nous prévoyons de rejoindre la plage de Malindi. On a besoin de quelques jours de repos dans nos prétendues ''vacances''. La vie est dure quand on est sur la route !

La fameuse route de Moyale à Isiolo, Kenya

Qu'en dire ? Oui, la piste est mauvaise, oui c'est un enfer à rouler et oui on a cassé des pièces sur le 4x4. En fait, un véhicule sur trois casse ! On a principalement brisé quatre lames de suspension, qu'on a remplacé dans une usine spécialisée au sud de Nairobi (3 lames avaient cassé en route et la 4e s'est brisée lors de la tension des lames en usine).

La route est par chance en construction en ce moment. Le parcours de Moyale à Marsabit reste encore en très mauvaises conditions. La partie de Marsabit à Isiolo s'améliore chemin faisant. A peu près 130km après Marsabit, le nouvelle route goudronnée des Chinois débute et devrait remonter d'ici fin 2011 jusqu'au poste frontière de Moyale.
Regardez le vidéo et décidez pour vous-mêmes si vous prendriez cette piste. Une chose est sûre : on ne la reprendra plus !