Soudan
Ethiopie: yuyuyuyuyu
07 / Jun / 2010
Le passage de frontière avec l'Ethiopie est un peu particulier, sans doute mémorable et certainement incomparable avec quelque autre frontière traversée au cours de ces derniers mois. On passe de hutte en hutte, à la recherche d'officiels sans uniforme et ayant l'air de tout sauf d'officiel ! On obtient quelques coups de tampons dans nos passeports et Carnet de Passage. Voilà !
Après le prétendu passage de frontière donc, nous roulons au travers de magnifiques montagnes, allant jusqu'à 2,000m d'altitude et voyons avec plaisir la température baisser jusqu'à 16 degrés. Pas vu ce genre de température depuis l'Europe de l'est ! Les routes sont vraiment agréables mais ne sont évidemment pas faites pour véhicules, malgré le parfait goudron. Les routes en Ethiopie sont faites pour les vaches, les ânes, les enfants et tout ceux qui ont besoin de se rendre d'un village à un autre. Le mieux à faire reste donc de réduire notre vitesse de croisière et de profiter du paysage. Dès le premier village que nous traversons, les enfants courent après le 4x4 en criant des 'yuyuyuyuyuyuyu' et faisant des signes avec un grand sourire sur leur visage. Cela continuera ainsi jusqu'à ce qu'on atteigne Gonder où nous faisons un premier arrêt à la banque pour changer de l'argent car la banque à la frontière était fermée entre 12h et 15h.
Nous roulons ensuite quelques 65 km supplémentaires sur piste pour rejoindre le Village Tim&Kim à Gorgora au bord du lac Tana pour y passer quelques jours. Chaque matin, nous nous réveillons près du lac dans lequel nous prenons un bain, que nous partageons avec un hippopotame et des aigles-pêcheurs. C'est un endroit idéal pour relaxer dans ce camp qui est un projet mené par un jeune couple hollandais afin de soutenir la communauté.
Après le prétendu passage de frontière donc, nous roulons au travers de magnifiques montagnes, allant jusqu'à 2,000m d'altitude et voyons avec plaisir la température baisser jusqu'à 16 degrés. Pas vu ce genre de température depuis l'Europe de l'est ! Les routes sont vraiment agréables mais ne sont évidemment pas faites pour véhicules, malgré le parfait goudron. Les routes en Ethiopie sont faites pour les vaches, les ânes, les enfants et tout ceux qui ont besoin de se rendre d'un village à un autre. Le mieux à faire reste donc de réduire notre vitesse de croisière et de profiter du paysage. Dès le premier village que nous traversons, les enfants courent après le 4x4 en criant des 'yuyuyuyuyuyuyu' et faisant des signes avec un grand sourire sur leur visage. Cela continuera ainsi jusqu'à ce qu'on atteigne Gonder où nous faisons un premier arrêt à la banque pour changer de l'argent car la banque à la frontière était fermée entre 12h et 15h.
Nous roulons ensuite quelques 65 km supplémentaires sur piste pour rejoindre le Village Tim&Kim à Gorgora au bord du lac Tana pour y passer quelques jours. Chaque matin, nous nous réveillons près du lac dans lequel nous prenons un bain, que nous partageons avec un hippopotame et des aigles-pêcheurs. C'est un endroit idéal pour relaxer dans ce camp qui est un projet mené par un jeune couple hollandais afin de soutenir la communauté.
L'autre visage du Soudan
02 / Jun / 2010
A l'approche du Soudan, on ne peut s'empêcher de se demander quelle va être notre expérience dans ce pays. Tout ce que l'on entend à propos du Soudan, dans la plupart des cas, ce sont les nouvelles venant de la région du Darfour et elles ne sont pas positives, pour le moins. Sur les sites web d'autres voyageurs, on peut lire qu'ils ont été charmés par les Soudanais qui leur ont fait découvrir un autre aspect de ce pays. Les gens que l'on rencontre en chemin se demandent si on devrait vraiment y aller et si nous y serons en sécurité. Pas vraiment surprenant comme réaction vu que tout ce qu'ils savent du Soudan provient des actualités relatant les crises et conflits dans le pays. Que sera le Soudan pour nous ?
Une fois arrivés au Soudan, nous sommes bel et bien pris par surprise et découvrons un autre visage du pays. Quittant Wadi Halfa, nous avançons dans le désert de Nubia jusqu'au village de Kerma afin d'y découvrir une Deffufa. Une Deffufa est une haute bâtisse de briques de boue, 3,500 ans d'âge, utilisée au temps du Royaume Kushite comme lieu de cérémonies funéraires. La bâtisse en elle-même n'offre plus grand chose à voir, étant quasi-totalement en ruine désormais, par contre cela nous donne l'occasion de rencontrer une famille vivant juste à côté qui nous fait découvrir le site en passant par leur jardin à l'arrière de la maison. Le père nous présente ses différentes épouses et nombreux enfants. Aucun mot d'anglais n'est parlé mais cela n'empêche pas la conversation. D'une façon toute simple, on se sent les bienvenus et ces gens nous offrent même de passer la nuit chez eux. Nous avons fait ce genre de rencontre dans presque chaque village traversé dans les déserts de Nubia et de Bayuda.
Un autre village, Abri, composé de maisons traditionnelles en briques de boue placées au centre d'une vaste clôture, donne à Barry l'opportunité de rencontrer des enfants qui se baignent dans le Nil. Ils semblent parfaitement innocents et comme n'importe quel enfant ils passent un bon moment dans le fleuve, mais un homme âgé s'avance et finit par dire à Barry que ces enfants viennent du Darfour, fuyant la tragédie qui se déroule dans cette région relativement proche géographiquement.
En fin d'une journée chaude et poussiéreuse, on trouve un endroit éloigné de la route, pour monter le camp près d'un arbre qui nous procurera un peu d'ombre tant espérée. Personne dans les parages, donc nous garons le 4x4. Avant même d'avoir le temps de sortir un siège, nous voilà entourés de huit personnes, des chèvres, plus quelques chameaux. Mais d'où est-ce qu'ils viennent ? Là encore, on ne parle aucune langue commune (ils parlent sans doute un dialecte nubien, car leur arabe semble différent) mais nous partageons des boissons avec eux et discutons en utilisant le langage des signes. Les enfants repartent avec des bouteilles d'eau et chacun retourne à ses occupations.
Le jour suivant, on atteint les Pyramides Meroe où nous voulions passer la nuit, mais on est pris dans une tempête de sable. Au premier coup d'œil, de loin, cela ressemble à une averse de pluie, mais tout devient clair quand l'énorme nuage, de couleur marron foncé, chargé de sable, s'abat sur nous. Pas d'autre choix que de continuer à rouler jusqu'à Khartoum, une fois que le plus gros de la tempête est passé et que nous pouvons à nouveau distinguer le tracé de la route. Fenêtres et ventilation fermées ne font aucune différence, le sable fin et poussiéreux s'infiltre absolument partout. Arrivée tardive à Khartoum, on se pose au camping du Blue Nile Sailing Club. La tempête de sable est passée, on peut relaxer désormais.
Après cinq jours à Khartoum, une ville en plein essor visiblement grâce à d'importants investissements étrangers (en particulier chinois), nous reprenons la route vers l'est en direction de l'Ethiopie. Un peu d'air frais ne serait pas de trop. La température durant la journée au Soudan stagne invariablement autour de 45 degrés, avec des pics à 53 enregistrés dans le 4x4. On baigne dans la chaleur et la poussière, les douches sont rares. Plus nous approchons de l'Ethiopie et plus la température baisse, passant enfin sous la barre des 40 degrés. Presque frais !
L'est du Soudan offre un paysage différent du nord du pays d'où l'on vient. Moins poussiéreux, les sols s'assombrissent et sont plus fertiles, avec des troupeaux de bovins, des chameaux en nombre important et des champs d'agriculture s'étalant à perte de vue. Les maisons de briques de boue se raréfient et font place aux huttes, signe distinctif de la ''véritable Afrique''. Les gens également semblent différents ici. De couleur de peau plus foncée, ils paraissent moins ouverts, ou comme plus prudents envers les Occidentaux.
A l'issue de notre brève et intense expérience au Soudan, il est certain que ce pays a beaucoup de choses à offrir mais certainement pas un aspect d'unité. Malgré les longues distances parcourues, nous avons peu vu proportionnellement de ce vaste pays, le plus grand d'Afrique, mais ce que nous pouvons déjà reconnaître est la disparité immense entre les régions qui ont de fortes identités distinctes, Khartoum étant un monde en lui-même, intentionnellement à part du reste du pays. Les gens au Soudan peuvent réellement vous surprendre et vous montrer un autre visage de leur pays que celui relaté dans les actualités malheureusement dramatiques de certaines régions.
Une fois arrivés au Soudan, nous sommes bel et bien pris par surprise et découvrons un autre visage du pays. Quittant Wadi Halfa, nous avançons dans le désert de Nubia jusqu'au village de Kerma afin d'y découvrir une Deffufa. Une Deffufa est une haute bâtisse de briques de boue, 3,500 ans d'âge, utilisée au temps du Royaume Kushite comme lieu de cérémonies funéraires. La bâtisse en elle-même n'offre plus grand chose à voir, étant quasi-totalement en ruine désormais, par contre cela nous donne l'occasion de rencontrer une famille vivant juste à côté qui nous fait découvrir le site en passant par leur jardin à l'arrière de la maison. Le père nous présente ses différentes épouses et nombreux enfants. Aucun mot d'anglais n'est parlé mais cela n'empêche pas la conversation. D'une façon toute simple, on se sent les bienvenus et ces gens nous offrent même de passer la nuit chez eux. Nous avons fait ce genre de rencontre dans presque chaque village traversé dans les déserts de Nubia et de Bayuda.
Un autre village, Abri, composé de maisons traditionnelles en briques de boue placées au centre d'une vaste clôture, donne à Barry l'opportunité de rencontrer des enfants qui se baignent dans le Nil. Ils semblent parfaitement innocents et comme n'importe quel enfant ils passent un bon moment dans le fleuve, mais un homme âgé s'avance et finit par dire à Barry que ces enfants viennent du Darfour, fuyant la tragédie qui se déroule dans cette région relativement proche géographiquement.
En fin d'une journée chaude et poussiéreuse, on trouve un endroit éloigné de la route, pour monter le camp près d'un arbre qui nous procurera un peu d'ombre tant espérée. Personne dans les parages, donc nous garons le 4x4. Avant même d'avoir le temps de sortir un siège, nous voilà entourés de huit personnes, des chèvres, plus quelques chameaux. Mais d'où est-ce qu'ils viennent ? Là encore, on ne parle aucune langue commune (ils parlent sans doute un dialecte nubien, car leur arabe semble différent) mais nous partageons des boissons avec eux et discutons en utilisant le langage des signes. Les enfants repartent avec des bouteilles d'eau et chacun retourne à ses occupations.
Le jour suivant, on atteint les Pyramides Meroe où nous voulions passer la nuit, mais on est pris dans une tempête de sable. Au premier coup d'œil, de loin, cela ressemble à une averse de pluie, mais tout devient clair quand l'énorme nuage, de couleur marron foncé, chargé de sable, s'abat sur nous. Pas d'autre choix que de continuer à rouler jusqu'à Khartoum, une fois que le plus gros de la tempête est passé et que nous pouvons à nouveau distinguer le tracé de la route. Fenêtres et ventilation fermées ne font aucune différence, le sable fin et poussiéreux s'infiltre absolument partout. Arrivée tardive à Khartoum, on se pose au camping du Blue Nile Sailing Club. La tempête de sable est passée, on peut relaxer désormais.
Après cinq jours à Khartoum, une ville en plein essor visiblement grâce à d'importants investissements étrangers (en particulier chinois), nous reprenons la route vers l'est en direction de l'Ethiopie. Un peu d'air frais ne serait pas de trop. La température durant la journée au Soudan stagne invariablement autour de 45 degrés, avec des pics à 53 enregistrés dans le 4x4. On baigne dans la chaleur et la poussière, les douches sont rares. Plus nous approchons de l'Ethiopie et plus la température baisse, passant enfin sous la barre des 40 degrés. Presque frais !
L'est du Soudan offre un paysage différent du nord du pays d'où l'on vient. Moins poussiéreux, les sols s'assombrissent et sont plus fertiles, avec des troupeaux de bovins, des chameaux en nombre important et des champs d'agriculture s'étalant à perte de vue. Les maisons de briques de boue se raréfient et font place aux huttes, signe distinctif de la ''véritable Afrique''. Les gens également semblent différents ici. De couleur de peau plus foncée, ils paraissent moins ouverts, ou comme plus prudents envers les Occidentaux.
A l'issue de notre brève et intense expérience au Soudan, il est certain que ce pays a beaucoup de choses à offrir mais certainement pas un aspect d'unité. Malgré les longues distances parcourues, nous avons peu vu proportionnellement de ce vaste pays, le plus grand d'Afrique, mais ce que nous pouvons déjà reconnaître est la disparité immense entre les régions qui ont de fortes identités distinctes, Khartoum étant un monde en lui-même, intentionnellement à part du reste du pays. Les gens au Soudan peuvent réellement vous surprendre et vous montrer un autre visage de leur pays que celui relaté dans les actualités malheureusement dramatiques de certaines régions.
Traversée en ferry pour le Soudan
25 / May / 2010
A Aswan, nous faisons la connaissance de quatre Hollandais (Tom, Bram, Michel et Dirk) qui font le même voyage que nous jusqu'en Afrique du Sud, mais en un temps bien plus réduit. Nous allons ensemble au bureau de vente de billets pour le ferry, puis faisons le tour des administrations pour arranger les papiers nécessaires au départ. Dimanche matin, on se rend au port pour rencontrer Baraka qui nous accompagne dans les différentes démarches à suivre afin d'embarquer nos véhicules sur la barge. Juste avant l'embarquement, on jette un coup d'œil au pont pour y trouver des clous de 15cm de long un peu partout ! Un rapide ménage s'impose avant de monter nos 4x4 sur le pont avec précaution. Laisser nos véhicules semble étrange tout à coup mais le capitaine soudanais nous promet de les surveiller et d'arriver à Wadi Halfa aussitôt que possible, peut-être même le jour de notre arrivée en ferry. Une fois de retour en ville, on profite une dernière fois de la piscine de l'hôtel, puis on fait quelques courses avant de dire au revoir à l'Egypte.
Lundi matin, on saute dans un taxi pour rejoindre Baraka à nouveau au port d'Aswan et passer les services d'immigration. Il nous a conseillé la veille de prendre place sous le canot de sauvetage sur le pont, emplacement ombragé la plupart de la journée. Il avait bien raison, c'est un parfait emplacement pour contempler huit heures durant le chargement du ferry qui finira par quitter le port peu avant 19h ! De nombreux passagers soudanais ramène d'Egypte du matériel électrique, en particulier des équipements ménagers. Tout au long de cette journée, on voit à peu près de tout se charger sur le ferry : frigidaires, meubles, vaisselle, etc. La nuit qui s'ensuit sur le pont est rude : froide et longue, sans aucun confort si ce n'est un fin matelas de camping gentiment prêté par Bram pour amortir un peu le sol métallique. Merci encore Bram !
Au réveil vers 5h30, une cinquantaine de Musulmans font leur prière du matin sur le pont au milieu des bagages et de gens encore endormis, peu avant de longer le site grandiose d'Abu Simbel sur les berges du lac Nasser.
Nous arrivons enfin à Wadi Halfa en milieu de journée après 25 heures passées sur le pont, inutile de dire que se dégourdir les jambes fait du bien ! Magdi Boshara, un honnête et très efficace fixeur soudanais, vient à notre rencontre sur le ferry afin de commencer les procédures d'immigration. Il faut se frayer un chemin vers la sortie avant de prendre un bus pour rejoindre les bureaux de douanes. On a vent de la possible arrivée de la barge avec nos véhicules d'ici deux heures et lorsqu'on nous demande si on préfère les récupérer aujourd'hui ou demain, la réponse ne se fait pas attendre : aujourd'hui évidemment puisque ça nous permettra d'avoir un meilleur endroit où dormir ce soir ! Cinq heures plus tard, Magdi a complété les formalités douanières et nous pouvons officiellement entrer au Soudan avec nos 4x4. La dernière formalité à régler le jour suivant sera l'enregistrement ''Alien'' qui ne peut plus se faire à cette heure. On traverse Wadi Halfa avant de trouver un emplacement pour camper cette nuit dans le désert. Michel, de l'équipe Dustroads, nous prépare un bon dîner à base de légumes frais, sous les étoiles. On retrouve Magdi le matin suivant en ville afin de compléter l'enregistrement ''Alien'' et d'obtenir nos permis photo.
Informations pratiques sur la traversée en ferry de l'Egypte au Soudan
Samedi - Bureaucratie à Aswan
Dimanche - Embarquement du véhicule sur la barge
Lundi - Embarquement sur le ferry pour passagers
Du côté soudanais, le fixer Magdi Boshara s'occupe de toutes les formalités (email : nubatia51@yahoo.com / portable : +249 121 730 885) pour une commission fixe de $25:
Lundi matin, on saute dans un taxi pour rejoindre Baraka à nouveau au port d'Aswan et passer les services d'immigration. Il nous a conseillé la veille de prendre place sous le canot de sauvetage sur le pont, emplacement ombragé la plupart de la journée. Il avait bien raison, c'est un parfait emplacement pour contempler huit heures durant le chargement du ferry qui finira par quitter le port peu avant 19h ! De nombreux passagers soudanais ramène d'Egypte du matériel électrique, en particulier des équipements ménagers. Tout au long de cette journée, on voit à peu près de tout se charger sur le ferry : frigidaires, meubles, vaisselle, etc. La nuit qui s'ensuit sur le pont est rude : froide et longue, sans aucun confort si ce n'est un fin matelas de camping gentiment prêté par Bram pour amortir un peu le sol métallique. Merci encore Bram !
Au réveil vers 5h30, une cinquantaine de Musulmans font leur prière du matin sur le pont au milieu des bagages et de gens encore endormis, peu avant de longer le site grandiose d'Abu Simbel sur les berges du lac Nasser.
Nous arrivons enfin à Wadi Halfa en milieu de journée après 25 heures passées sur le pont, inutile de dire que se dégourdir les jambes fait du bien ! Magdi Boshara, un honnête et très efficace fixeur soudanais, vient à notre rencontre sur le ferry afin de commencer les procédures d'immigration. Il faut se frayer un chemin vers la sortie avant de prendre un bus pour rejoindre les bureaux de douanes. On a vent de la possible arrivée de la barge avec nos véhicules d'ici deux heures et lorsqu'on nous demande si on préfère les récupérer aujourd'hui ou demain, la réponse ne se fait pas attendre : aujourd'hui évidemment puisque ça nous permettra d'avoir un meilleur endroit où dormir ce soir ! Cinq heures plus tard, Magdi a complété les formalités douanières et nous pouvons officiellement entrer au Soudan avec nos 4x4. La dernière formalité à régler le jour suivant sera l'enregistrement ''Alien'' qui ne peut plus se faire à cette heure. On traverse Wadi Halfa avant de trouver un emplacement pour camper cette nuit dans le désert. Michel, de l'équipe Dustroads, nous prépare un bon dîner à base de légumes frais, sous les étoiles. On retrouve Magdi le matin suivant en ville afin de compléter l'enregistrement ''Alien'' et d'obtenir nos permis photo.
Informations pratiques sur la traversée en ferry de l'Egypte au Soudan
Samedi - Bureaucratie à Aswan
- Allez au bureau de la Nile River Valley Transportation - M. Salha, pour réserver les billets et obtenir les waypoints GPS pour les bureaux suivants.
- Allez à la Court de Circulation pour obtenir un papier certifiant que vous n'avez pas de contravention en Egypte.
- Allez à la Police de Circulation pour y donner le papier de la Court de Circulation et rendre la plaque d'immatriculation égyptienne, vous obtenez alors un autre pailler qu'il faudra remettre aux autorités douanières au port lors de l'embarquement du véhicule.
- Retournez au bureau de la Nile River Valley Transportation pour acheter les billets passagers (156 pounds pour un billet 2e classe avec repas compris).
Dimanche - Embarquement du véhicule sur la barge
- Soyez au port à 9h (15km du centre-ville) pour l'embarquement de votre véhicule sur la barge.
- Rencontrez Baraka, le fixeur de la compagnie de ferry (sa photo est dans le portfolio à la fin de ce blog), qui vous accompagne dans les différentes démarches à suivre afin d'embarquer votre véhicule (aucun paiement supplémentaire demandé).
- Enregistrez vos détails de passeport à l'entrée du port et préparez-vous à trois d'attente avant d'entrer (20 pounds).
- Une fois dans le port, passez le contrôle du véhicule par les douanes (10 minutes).
- Avancez jusqu'à l'immeuble sur la droite pour acheter le billet pour le véhicule (2,012 pounds).
- Retournez vers l'immeuble sur la gauche pour les formalités douanières et le Carnet de Passage à faire tamponner pour la sortie d'Egypte (25 pounds).
- Embarquez votre véhicule sur la barge.
- Taxi pour retourner en ville (20 pounds).
Lundi - Embarquement sur le ferry pour passagers
- Taxi à 9h30 pour être au port à 10h.
- Vérification des billets passagers à l'entrée du port.
- Scan des sacs et bagages.
- Dans l'immeuble des douanes, tampon de sortie d'Egypte sur votre passeport et règlement d'une petite taxe de sortie.
- Allez au ferry pour prendre place dès que possible sur le pont si vous n'avez pas de cabine en 1er classe.
- Prenez patience pour huit heures et observez le chargement du ferry !
Du côté soudanais, le fixer Magdi Boshara s'occupe de toutes les formalités (email : nubatia51@yahoo.com / portable : +249 121 730 885) pour une commission fixe de $25:
- Immigration
- Carnet de Passage et douanes ($15/véhicule)
- Permis de Voyage
- Enregistrement Alien ($45/pers)
- Permis Photo ($10/pers)
