Turquie
Sami, le ''fixer'' à la frontière syrienne
14 / Apr / 2010
Le soleil s'est levé durant notre route au sud de la Cappadoce, au travers de la vallée Soganli, où nous visitons le monastère Keslik, protégé au milieu des montagnes rocheuses de cette belle région. Il y a souvent des panneaux sur le bord de la route indiquant des sites à visiter et cela vaut la peine de s'y arrêter de temps à autres. Au sud de la Turquie, en route pour la frontière syrienne, on dort sur le parking d'une station essence. On s'assure d'en informer le garde et les gens dans la station qui nous regardent d'un air un peu étonné mais confirment qu'il n'y a aucun problème ! En effet, on dort sans aucun souci et nous rafraîchissons au réveil avant d'obtenir de l'eau chaude pour notre traditionnel café du matin.
La route jusqu'à la frontière Antakya / Bab al Hawa est tout à fait praticable, même si on s'égare un peu à Antakya, la dernière ville turque avant la frontière à cause de l'absence de signalement durant les travaux sur la route. A la frontière, nous rencontrons Sami du bureau de tourisme, qui devient inopinément notre ''fixer''. Il nous aide à passer les douanes sans avoir le Toyota entièrement fouillé comme tous les autres véhicules. Il semble que les douanes cherchent en particulier les équipements électroniques qui seront soumis à une taxe d'importation. Chaque voiture est vidée et chaque bagage est ouvert. Avec l'aide de Sami, nous passons rapidement, la porte arrière est ouverte puis refermée et nous en sortons en un rien de temps. Pas de fouille méticuleuse et tout cela pour un ''geste modeste de notre appréciation''. L'autre bonne surprise est qu'il est possible d'obtenir un visa à la frontière contrairement à ce que nous disent les sites de voyage ou d'ambassade. Le procédé est relativement simple et les instructions sont même indiquées sur un panneau au service d'entrée dans l'immeuble principal à la frontière.
Nous voilà donc en Syrie à notre grande surprise, il nous faut 2 bonnes heures pour réaliser à quel point nous avons eu de la chance de passer si facilement. En 2h30 le passage était réglé alors que nous nous attendions à y passer le reste de la journée pour obtenir les visas. On trouve un camping sur la route pour Aleppo, et nous campons dans un petit village à 35km avant la ville. Le camping Kaddour est rudimentaire mais cela nous convient parfaitement vu que nous préférons éviter de chercher un logement dans une grande ville dès la première nuit en Syrie. Par ailleurs, les routes sont plutôt bonnes.
La route jusqu'à la frontière Antakya / Bab al Hawa est tout à fait praticable, même si on s'égare un peu à Antakya, la dernière ville turque avant la frontière à cause de l'absence de signalement durant les travaux sur la route. A la frontière, nous rencontrons Sami du bureau de tourisme, qui devient inopinément notre ''fixer''. Il nous aide à passer les douanes sans avoir le Toyota entièrement fouillé comme tous les autres véhicules. Il semble que les douanes cherchent en particulier les équipements électroniques qui seront soumis à une taxe d'importation. Chaque voiture est vidée et chaque bagage est ouvert. Avec l'aide de Sami, nous passons rapidement, la porte arrière est ouverte puis refermée et nous en sortons en un rien de temps. Pas de fouille méticuleuse et tout cela pour un ''geste modeste de notre appréciation''. L'autre bonne surprise est qu'il est possible d'obtenir un visa à la frontière contrairement à ce que nous disent les sites de voyage ou d'ambassade. Le procédé est relativement simple et les instructions sont même indiquées sur un panneau au service d'entrée dans l'immeuble principal à la frontière.
Nous voilà donc en Syrie à notre grande surprise, il nous faut 2 bonnes heures pour réaliser à quel point nous avons eu de la chance de passer si facilement. En 2h30 le passage était réglé alors que nous nous attendions à y passer le reste de la journée pour obtenir les visas. On trouve un camping sur la route pour Aleppo, et nous campons dans un petit village à 35km avant la ville. Le camping Kaddour est rudimentaire mais cela nous convient parfaitement vu que nous préférons éviter de chercher un logement dans une grande ville dès la première nuit en Syrie. Par ailleurs, les routes sont plutôt bonnes.
Cappadoce, Turquie
12 / Apr / 2010
10 heures de trajet en passant par Ankara pour parcourir 750 km sur des routes en parfait état, mais dans des conditions climatiques moins plaisantes. Les 100 derniers km avant d'arriver à Göreme se font de nuit, sous la pluie et le brouillard. Le dernier virage juste avant Göreme est particulier : virage serré à droite et tout à coup dans la nuit, le voilà. C'est fantastique de nuit, malgré le brouillard, on peut seulement imaginer la vue de jour. La ville est un dédale de rues étroites qui montent et descendent. On cherche une pension menée par une Hollandaise, mais impossible à trouver on tombe sur l'hôtel/pension Kelebek, qui est également recommandé dans le Lonely Planet. Val parvient à nous y trouver une chambre. A 20h30 on récupère nos bagages pour aller nous installer dans notre ''hôtel-grotte''. Assan, le manager de Kelebek fait preuve d'une hopsitalité authentique et chaleureuse. Il aime sincèrement et connaît parfaitement son pays, nous donnant de précieux conseils sur quoi voir dans la région. Il nous aurait été impossible de trouver notre chemin en Cappadoce en si peu de temps sans son aide !
La Cappadoce, en Anatolie Centrale, est une région de cheminées de fées et de citées souterraines. Le jour suivant, il pleut toujours donc nous laissons de côté l'idée de faire une randonnée pour récupérer le Toyota et faire un tour de la région. Nous visitons la vallée Zelve, la vallée des Pigeons, la vallée Rose et la citée souterraine (où la pluie ne peut nous atteindre !) de Kaymakli qui descend à 8 niveaux en sous-sol. Ces citées souterraines ont été construites par les Hittites vers 1800 avant JC pour se protéger des Perses. A l'époque romaine, les citées ont également servi aux Chrétiens, d'où les anciennes églises taillées dans la roche encore visibles aujourd'hui. Visiter ces citées souterraines et constater à quel point le système a été bien pensé et construit nous donne une idée précise du mode de vie d'alors. Dans ces citées souterraines on trouve de véritables citées avec églises, système de communication entre les différents niveaux souterrains, puits de 100m de profondeur qui servait également d'aération à la cité, cuisines qui étaient utilisées par plusieurs familles pour partager les repas, étables pour le bétail, distillerie, tunnels de connexion entre les citées ; un système de ville complet mais souterrain.
Demain matin (13 avril) nous repartons explorer la région, en espérant un temps plus clément, avant de rouler vers le sud, en direction de Gaziantep, puis de nous diriger vers la frontière syrienne.
La Cappadoce, en Anatolie Centrale, est une région de cheminées de fées et de citées souterraines. Le jour suivant, il pleut toujours donc nous laissons de côté l'idée de faire une randonnée pour récupérer le Toyota et faire un tour de la région. Nous visitons la vallée Zelve, la vallée des Pigeons, la vallée Rose et la citée souterraine (où la pluie ne peut nous atteindre !) de Kaymakli qui descend à 8 niveaux en sous-sol. Ces citées souterraines ont été construites par les Hittites vers 1800 avant JC pour se protéger des Perses. A l'époque romaine, les citées ont également servi aux Chrétiens, d'où les anciennes églises taillées dans la roche encore visibles aujourd'hui. Visiter ces citées souterraines et constater à quel point le système a été bien pensé et construit nous donne une idée précise du mode de vie d'alors. Dans ces citées souterraines on trouve de véritables citées avec églises, système de communication entre les différents niveaux souterrains, puits de 100m de profondeur qui servait également d'aération à la cité, cuisines qui étaient utilisées par plusieurs familles pour partager les repas, étables pour le bétail, distillerie, tunnels de connexion entre les citées ; un système de ville complet mais souterrain.
Demain matin (13 avril) nous repartons explorer la région, en espérant un temps plus clément, avant de rouler vers le sud, en direction de Gaziantep, puis de nous diriger vers la frontière syrienne.
Istanbul nous accueille avec de la circulation
10 / Apr / 2010
Le trajet de Sofia à la frontière turque est long et plus fatiguant que prévu. Les conditions de route se dégradent davantage alors que nous approchons de la frontière, au point de se demander quel genre de route nous allons trouver une fois en Turquie. Le prix du carburant étant bien connu pour être onéreux en Turquie, nous remplissons les 2 réservoirs de gasoil à la dernière station bulgare. Avec un peu de chance cela nous mènera jusqu'à la frontière syrienne sans avoir à remplir à nouveau.
Traverser la frontière avec la Turquie ne nous prend que 40 mn à peine, y compris la demande de visa pour Barry (15 euro) - les Néerlandais doivent demander un visa, pas les Français ! Nous vérifions si le Carnet de Passage doit être rempli mais cela n'est apparemment pas nécessaire. Nous voilà donc en Turquie, en route pour Istanbul, avec un état de route parfait à nouveau, et vu la température extérieure et l'humidité ambiante nous préférons éviter le camping sur la plage ce soir.
Approchant d'Istanbul à la tombée du jour, on se retrouve au beau milieu d'une circulation intense et nous devons rapidement apprendre les manières turques en matière de conduite : 3 voies sur le périphérique deviennent 6 rangées de véhicules ! Changer de file se fait sans mettre son clignotant. Néanmoins nous nous sentons en sécurité dans le Toyota et rapidement plus aucun véhicule ne tente de nous passer devant. Une fois dans Istanbul, on se dirige vers la vieille ville (Sultanahmet) où se trouvent la Mosquée Bleue et Aya Sophia. Notre hôtel, Mublis Bey, se trouve en fait à 200m à peine d'Aya Sophia. La terrasse sur le toit offre une vue splendide sur la vieille ville environnante et sur le Bosphore. Une bonne nuit de repos après cette longue route, puis visite le lendemain de la Mosquée Bleue, Aya Sophia et la vieille ville.
Le jour de notre départ d'Istanbul, le 11 avril, il nous est pratiquement impossible de sortir de Sultanahmet : toutes les routes ont été bloquées par la police en raison du ''Tour Cycliste Présidentiel'' qui semble passer par cette partie de la ville. Après avoir négocié avec la police, nous parvenons finalement à traverser une route bloquée, puis via un dédale de rues étroites et sinueuses, nous rejoignons enfin l'autoroute. Nous prévoyons de rouler jusqu'en Cappadoce aujourd'hui et durant le trajet nous envisagerons où passer la nuit suivante vu qu'on ne suit plus notre plan de route initial, c'est malin !
Traverser la frontière avec la Turquie ne nous prend que 40 mn à peine, y compris la demande de visa pour Barry (15 euro) - les Néerlandais doivent demander un visa, pas les Français ! Nous vérifions si le Carnet de Passage doit être rempli mais cela n'est apparemment pas nécessaire. Nous voilà donc en Turquie, en route pour Istanbul, avec un état de route parfait à nouveau, et vu la température extérieure et l'humidité ambiante nous préférons éviter le camping sur la plage ce soir.
Approchant d'Istanbul à la tombée du jour, on se retrouve au beau milieu d'une circulation intense et nous devons rapidement apprendre les manières turques en matière de conduite : 3 voies sur le périphérique deviennent 6 rangées de véhicules ! Changer de file se fait sans mettre son clignotant. Néanmoins nous nous sentons en sécurité dans le Toyota et rapidement plus aucun véhicule ne tente de nous passer devant. Une fois dans Istanbul, on se dirige vers la vieille ville (Sultanahmet) où se trouvent la Mosquée Bleue et Aya Sophia. Notre hôtel, Mublis Bey, se trouve en fait à 200m à peine d'Aya Sophia. La terrasse sur le toit offre une vue splendide sur la vieille ville environnante et sur le Bosphore. Une bonne nuit de repos après cette longue route, puis visite le lendemain de la Mosquée Bleue, Aya Sophia et la vieille ville.
Le jour de notre départ d'Istanbul, le 11 avril, il nous est pratiquement impossible de sortir de Sultanahmet : toutes les routes ont été bloquées par la police en raison du ''Tour Cycliste Présidentiel'' qui semble passer par cette partie de la ville. Après avoir négocié avec la police, nous parvenons finalement à traverser une route bloquée, puis via un dédale de rues étroites et sinueuses, nous rejoignons enfin l'autoroute. Nous prévoyons de rouler jusqu'en Cappadoce aujourd'hui et durant le trajet nous envisagerons où passer la nuit suivante vu qu'on ne suit plus notre plan de route initial, c'est malin !
